Mercredi 4 novembre 2009

Vietnam… Un nom presque mystique, grace aux Francis Ford Coppola, Stanley Kubrick and Oliver Stone… Un pays de villages perdus dans des vallees de rizieres, de femmes portant des chapeaux pointus, d’helicopteres volant au-dessus de plages de reves au coucher du soleil avec Wagner en fond sonore...   

 

J’arrivais a Dien Bien Phu, et apres une petite journee a explorer les environs et l’histoire de l’endroit (pour ma petite soeur qui n’en sait certainement rien, c’est l’endroit ou la France a perdu la guerre d’Indochine), je partais pour Hanoi, la capitale. J’arrivais a 5 heures du matin, j’essaye desesperement d’ouvrir les yeux  et de rejoindre ce qui devait etre ma guest house quand j’arrivais au Hoan Kiem lake. Et la, 5 heures du matin, il y a 20000 personnes courant autour du lac, faisant des pompes, des grands moulinets avec leur bras...




Ca m’epate les gens avec ce genre de volonte ! A cette heure du matin, la seule chose qui peut me reveiller est un saut d’eau, et tout ce qu’on peut obtenir de moi c’est de me transferer vers un autre endroit pour dormir ! A 7 heures du matin, comme par magie (j'apprendrai plus tard que c'etait une sorte d'exercice obligatoire instauree par les communistes dans les annees 60, et que les gens en ont garde l'habitude), tout le monde disparait et file au boulot, et j’avais l’endroit pour moi. La ville est un drole de melange. Apres le Laos, l’endroit semble bruyant, incroyablement anime (je ne comprendrais pourquoi les Vietnamiens s’extasient a propos du calme de Hanoi qu’apres avoir vu Saigon...), mais la ville exsude une certaine grace, et l’urbanisme de la ville a garde un petit quelque chose de francais qui donne un sentiment de familiarite. La nourriture est delicieuse et je me gavais de soupes de nouilles et de nems pour le petit-dejeuner avant de partir en exploration vers le Mausolee d’Ho Chi Minh. Apres la visite du musee, interessant et amusant pour la propagande anti-francaise et anti-americaine, j’arrivais au mausolee, qui etait malheureusement ferme, puisque le corps embaume d’Hi Chi Minh etait en Russie pour maintenance. Ce qui me faisait penser qu’il y a quand meme des metiers de fou : t’imagines, comment ca pete sur un CV « conservateur de cadavres de dictateurs communistes » ! Pas beaucoup de clients (Staline, Lenine, Mao et Ho Chi Minh), mais ca le fait d'annoncer ca lors d'un repas de famille!

Je passais egalement voir l’ancienne prison francaise, incluant une guillotine, et ou Jonh McCain passa egalement quelque temps apres s’etre ecrase lors d’un bombardement durant la guerre du Vietnam. L’endroit fait froid dans le dos, les conditions de detention rappellent que les Droits de l’homme sont un concept recent meme au pays qui les ont inventes...

 

Apres une soiree bien arrosee (il faut dire que la pinte de biere a la pression coute 3000 dong, a peu pres 15 centimes d’euros), je partais pour la Baie d’Halong, pour deux jours et une nuit sur une jonque, au milieu de la baie. L’endroit est un incroyable piege a touriste et des milliers de jonques encombrent le port. Heureusement, c’est la basse saison, et la baie restait relativement paisible. L’endroit est aussi magnifique que dans mon imagination, on se balade en Canoe Kayak, explorons une grotte, et passons la nuit berces par le bruit des vagues se brisant sur la jonque.

 


 

J’arrivais le lendemain a Hue, pres de Danang, une des zones de combat les plus intenses lors de la guerre. La ville, exceptionnellement au Vietnam, est tres calme. Les gens vivent leur vie sans essayer constamment de vous soutirer de l’argent, et c’est assez agreable. La ville etait par ailleurs la capitale imperiale du Vietnam, et les restes sont superbes.



 

 

 

 


Mais il pleuvait enormement, et a quelques kilometres de la seulement se trouvait Hoi An, qui pour une raison  inconnue ne voit pas une goutte de pluie a cette epoque de l’annee. Ni une ni deux, je  trainais mes cliques et mes claques la-bas.

 

Hoi An est une ville ou le temps file sans qu’on le voit passer. La plage, sans etre paradisaque, est agreable, la ville superbe, encore bien francaise par bien des aspects, et l’on prend plaisir a se balader de quartiers en quartiers, boire une biere, deguster une des specialites locales (et il y en a beaucoup, dont une soupe de nouille qui doit etre preparee avec l’eau d’un puits bien specifique, au coeur de la ville. Si tu prends une autre eau, c’est plus du Cao Lao !). Venu pour deux jours, j’en passais quatre, paressant pour quelques temps au « Cafe des Amis », un petit bistrot dont le proprietaire a vecu a Paris il y a 30 ans, et qui passe Brassens, Piaf ou encore Jamait sur la platine antediluvienne de son bar.



 

 

 

 




 

 

 

 


Mais le temps passant (et la fin du voyage approchant...), je finissais par filer directement pour Ho Chi Minh City, ou Saigon, passant sans regret la cote, sachant que je me gaverai de plages plus loin sur la route.

 

Et me voila donc a Saigon... La ville (et je paraphrase un ami...) est perchee au bas de la peninsule comme « une vieille pute trop maquillee et saoule s’accrochant au comptoir d’un bistrot »... C’est image, mais il y a du vrai. Le centre-ville ressemble a une autoroute pour l’enfer, avec des hotels de passe ecrases entre les bars a filles. Pourtant, l’essentiel du business semble avoir quitte le centre-ville, mais les neons roses sont toujours la. La ville ne dort pas, et le bruit est constant, et, a mes oreilles de Bombayite, presque reconfortant. Le traffic, egalement, me rappelle la ville chere a mon coeur. Ici, il y a encore plus de motos, cela dit, et c’est presque surreel de se retourner a un feu rouge, et de voir derriere soi ces milliers de motos attendant que le feu passe au vert (un vietnamien me disait qu’il y avait a peu pres 8 millions de motos a Saigon. Son estimation se base sur le nombre de motos enregistrees : 4 millions. Mais bon, c’est le Vietnam...). Il n’y a pas beaucoup de feu rouge, cependant, et la plupart du temps passer une intersection est un travail d’equipe : d’abord, il faut attendre d’avoir une meute qui puisse se comparer avec les motos allant dans la direction oppposee. Ensuite, il faut tout doucement essayer de se faufiler jusqu’au milieu de la route, et c’est la que c’est pas facile : pour rendre l’operation moins dangereuse, le meilleur moyen est de rester au centre de la meute, puisque ceux sur les cotes ont plus de chance de se faire heurter par une moto arrivant en sens inverse. Mais comme tout le monde essaye de faire la meme chose, c’est pas facile.

Il va sans dire que dans ces conditions, traverser la route a pied releve de la profession de foi.

 


Je passais le premier jour dans le Delta du Mekong (un fleuve que j’aurais vraiment vu sous toutes les coutures, il faudra que j’aille voir la source auTibet un jour). Enorme piege a touriste, et cela restera un des regrets de mon sejour au Vietnam : il m’a semble tres difficile d’acceder au Vietnam rural, a chaque fois que j’ai essaye c’etait vraiment tout sauf authentique...

Deuxieme jour aux tunnels Viet-Cong de Cu Chi, un endroit oppressant, parseme de centaines de crateres de bombes, de pieges en bambous, et d’histoires de massacre au Napalm... Les tunnels eux-memes sont etroits, chauds, et etouffants. Et dire qu’ils les ont elargi pour les touristes.... Je passais l’apres-midi au War Museum, qui n’est pas pour les faibles... Le musee rappelle principalement les crimes de guerre americains durant la guerre, notamment l’utilisation de Napalm, d’Agent orange (un desherbant repandu en grande quantite sur tout le pays et qui continue de causer des tragedies encore aujourd’hui), de bombes au phosphore. Les photos sont a briser le coeur (ou a faire vomir) de n’importe qui.

 

Et voila, c’etait l’heure de partir pour la Malaysie... mais pas sans une derniere aventure ! Pour ca, j’avais demande l’adresse a un local, rencontre au billard la veille. Il m’indiquait un restaurant, loin dans la banlieue de Saigon... Pas de touristes la-bas, et personne non plus pour parler anglais. Mais je faisais comprendre ce que je voulais par signe, et on finissait par m’amener un cobra. La bete, 1.5 kg, se debat pendant que le cuistot, la tenant fermement, lui tranche la gorge et verse le sang dans un grand verre de vin de riz. Puis, d’une deuxieme incision, il extirpe le coeur, encore battant, et un autre organe non-identifie. Puis, me versant un shooter de vin de riz + sang de cobra, il balance le coeur encore battant dans le breuvage, et me fait signe : Sante !


 


Bon, c’est pas delicieux, mais c’est suppose etre un excellent aphrodisiaque. A noter que les cobras en question sont eleves specialement dans une ferme malheureusement fermee au publique, et ne sont pas captures dans la jnugle. Le cobra lui meme, une fois cuisine, s’avere assez bon, entre le poulet et le poisson. J’y avais droit en salade, frit, barbecue, plus une petite salade avec les abats et les oeufs de la bete (et oui, j’avais de la chance, elle etait enceinte). Bien sur, me voyant essayer leur repas emblematique, je devenais vite la coqueluche du restaurant, et il me fallut boire au moins une biere (ou un petit verre de sang de cobra) avec tout le monde, et je sortais du restaurant plein comme une outre et rond comme une queue de pelle (oui, les expressions bien franchouillardes me manquent...). Mais bon, on fait ca qu’une fois dans sa vie !!

Par Thibault
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Mardi 20 octobre 2009


 

Et me voila donc au Laos... Le Laos, c'est relax. Pas de klaxon dans tous les sens, pas de chauffeurs de taxi qui vous harcelent tout le temps. C'est plutot a toi de les harceler, comme ca ils sont en position forte pour negocier! C'est une autre technique pour t'arnaquer, en quelque sorte!

 

Je traversai la frontiere (une espece de blague de frontiere, deux types qui regardent ta tronche et te rendent ton passeport comme si il leur brulait les doigts), et arrivai aux 4000 iles, un petit paradis sur le Mekong. Que des backpackers la-bas, sur le petite ile de Don Det. Et des champs de riz, une ou deux cascades... pas grand chose a faire, si ce n'est explorer l'ile en velo. On se detent, et on passe au rythme Lao.









Je quittai l'ile deux jours plus tard, direction la capitale, Vientiane, d'abord pour aller explorer le Nord, et puis pour aller (finalement) a l'hopital, a cause d'une plaie au pied qui s'est infectee et que je traine depuis la Birmanie...

 

Vientiane, pour une capitale, c'est aussi assex relax... C'est plutot un gros bourg, et l'hopital est a la bonne franquette: tu te pointes, "Fais-voir ton pied, ah ouais, tiens prends-ca pendant 5 jours, ca devrait aller". Rien paye, rien demande... En meme temps mon pied est maintenant gueri, donc bon. Pour passer l'apres-midi, je poussais jusqu'a un petit village a une vingtaine de kilometres, ou un type un peu allume a decide il y a 60 ans de fusionner Bouddhisme et Hindouisme... Comme toutes les tentatives de ce genre, celle-ci s'est plantee sans laisser traces, si ce n'est quelques jolies sculptures dans un coin bien tranquille au bord du Mekong, et c'est deja pas mal. Le soir, je finissais de contenter mon manque de "french food" par un Steak sauce au bleu, enchaine a un plat de chevreuil sauce au cognac (oui, ca fait beaucoup de viande, mais qu'est ce que c'est bon!), et je partai des le lendemain pour Vang Vieng...

 

Vang Vieng, comment expliquer ca... C'est loin du Laos. Connu dans la region comme la riviere aux bars, l'endroit a plutot la reputation d'etre un repere de drogues (comme Kao San, Ko Pha Nga ou Goa, entres autres...) Le principe est simple: tu loue une chambre gonglable de camion, tu prends un tuk-tuk qui t'emmene quelques kilometres en amont sur la riviere, et tu derives en t'arretant a autant de bars que tu veux/peux. L'activite, connue sous le nom de "tubing", a ses attraits: Les bars offrent de l'alcohol a tour de bras, les filles sont jolies et saoules, la musique est bonne... mais elle presente aussi ses risques: moi par exemple, je ne me rappelle pas comment je suis arrive en bas de la riviere, j'avais perdu mon argent (bon, pas grand chose, mais quand meme...) et quelques jours plus tard je rencontrerai plusieurs demoiselles israeliennes qui pretrendront m'avoir sauve la vie... Bon, je pense qu'elles exageraient legerement (apres tout, meme completement intoxique, je reste un plutot bon nageur, et c'est pas les chutes du Niagara...), mais c'est pour dire!




 


L'autre activite principale de l'endroit consiste a comater devant des episodes de Friends passant en continu dans les bars de la ville... Le Lonely Planet trouve ca completement debile, mais moi qui suis un grand fan, et qui n'avait pas vu un episode depuis un bon moment, je me suis bien rattrape!

Enfin voila, c'etait tellement drole que je surmontai ma gueule de bois le lendemain pour recommencer (et perdre mon argent a nouveau... mais au moins cette fois je m'en rappelle!)

Je partai le lendemain matin (Aie, lever a 6h30 apres la soiree de la veille...) pour filer vers Luang Prabang, l'ancienne (et sublime) capitale royale. La ville est a la confluence du Mekong et de la Nam Khan, et en tant que Unesco World Heritage, est superbement conservee. Un peu comme a Chiang mai, les temples parsement la ville, qui a aussi garde un petit air de ville francaise, avec ses avenues ombragees, ses joueurs de petanque (ca, ca surprend la premiere fois que tu le vois...), et meme ses bars a vin! Les moines semblent etre des millions, et leurs robes orange vif offrent un contraste saisissant avec le brun du Mekong, le vert electrique des collines environnantes, et l'or des temples alentour.




Chutes d'eau pres de Luang Prabang



Marche de nuit de Luang Prabang


Exploration des environs le jour (superbes chutes d'eau), et je profitais des soirees avec deux autraliennes et un anglais qui vivent au Laos: superbes restaurants, bars sympas, et apres le couvre-feu (minuit dans tout le Laos), depart pour la seule "boite" ouverte apres minuit: Le bowling... Bien marrant quand meme!

 

Mais deja il me fallait poursuivre vers le Nord si je voulais avoir le temps de faire un trek dans la partie encore sauvage du Laos. Direction Luang Nam Tha. En fait, un peu decu, je m'attendais a quelque chose de plus "roots", mais le trekking a decolle ici, et il y a deja pas mal de gens... Peu importe, les circuits sont nombreux, la jungle est superbe, et les enfants des villages sont encore terrifies par les occidentaux ;)





Apres un jour de marche et une nuit au village, je rentrais a Luang Nam Tha en Kayak, avant de me preparer a un voyage de bus auto-impose: 38 heures de bus en 48 heures...

 

Je partais donc pour UdomXai, d'ou j'attrapais la correspondence pour Muang Khua. Le village de Muang Khua est l'etape obligatoire pour le passage de la frontiere Lao-Vietnamienne de Dien Bien Phu, ouvert en 2007 et encore tres peu frequente... Il n'y a donc que 2 guest house au village, et arrive de nuit, je faisais mon choix completement au hasard. Choix gagnant, puisqu'arrive a la guest house, je debarquais au beau milieu d'une soiree, dont la raison m'est restee inconnue tout au long de ladite soiree, mais qui etait fort plaisante. 

Dans une soiree au Laos, peu importe le nombre de bouteilles, il y a toujours un et un seul verre: le verre est vide tour a tour cul sec par chacun des convives, assurant une meme quantite d'alcool a tout les participants. Probleme pour les Laotiens, ils ne tiennent pas trop l'alcool ;) Etrangement, les hommes partirent se coucher les premiers, et je restais donc avec 4 charmantes jeunes filles dansant, a ma grande surprise, de maniere tres lascives... Bien sur, rien de serieux, il faut en effet rappeller que les relations entre laotiennes et etrangers sont illegales (!!), et j'allais me coucher vers 2 heures du matin, pret (ou pas), a me lever a 5 heures du matin pour aller attraper le bateau qui m'amenerait a la station de bus qui m'emmenerait au Vietnam... Le reste du voyage fut magnifique et sans histoire, long cheminement du bus sur une route defoncee a travers des collines boisees et superbes, a croiser des rivieres dans lesquelles j'aurais meme pas risque un 4x4, et a recuperer de la soiree de la veille jusqu'a la frontiere vietnamienne. Mais ca, c'est une autre histoire...

Par Thibault
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Dimanche 11 octobre 2009

 

Arrivee au Cambodge, aeroport de Phnom Phen, ou un ami d’enfance, Romain, vient me chercher a l’aeroport. La ville semble petite après Bangkok, presque paisible. Une fausse impression comme me le prouveront bientot une petite viree nocturne, la visite du muse de Tuol Sleng, rappelant le lourd passif historique de la ville, ou encore les recits d’agression qui me seront bientot racontees.

 


La visite de Tuol Sleng, le musee du « genocide » perpetre par les Khmers Rouges, se situe dans le centre de securite (qui etait auparavant une ecole) ou les opposants potentiels etaient tortures avant d’etre executes. Hommes, femmes, mais egalement enfants, comme le rappellent les innombrables photos des victimes qui vous fixent, certains curieux, d’autres le regard vide, d’autres encore vibrant d’une colere sourde. Les salles de classe, devenues cellules, sont intactes, dans l’etat ou les ont laisse les Khmers Rouges lors de leur fuite. Les 14 dernieres victimes, dont les corps ont ete retrouves par les vietnamiens lors de leur arrivee sur le site, sont enterrees la. Les dizaines de milliers d’autres corps ont ete retrouves dans un charnier a quelques kilometres de la ville. Comme le musee le rappelle, les Khmers Rouges, dans leur folle fuite en avant vers une societe communiste, provoquerent la mort d’environ 2 millions des 7 millions de Cambodgiens que comptait le pays lors de leur arrivee au pouvoir. Pour en savoir plus, je ne saurais trop vous recommander le terrible « First, they killed my father » (« Ils ont d’abord tue mon pere », mais je ne suis pas sur du titre en francais), qui raconte les 4 annees au pouvoir des Khmers Rouges a travers le regard de l’auteur, alors une petite fille de 5 ans.


 



 


 



 

Cet heritage pesant se ressent souvent chez les Cambodgiens, meme si, pudiques, ils n’en parlent que rarement. On sent un besoin redoutable d’avancer coute que coute, de faire de l’argent, de ne pas regarder en arriere. Le pays est encore aujourd’hui dirige par le politicien mis en place par les Vietnamiens en 79. Son gouvernement, qui inclut plusieurs anciens Khmers Rouges, serait massivement corrompu, et responsable pour la majeure partie de la deforestation qui a devaste le pays. Pour autant, le pays semble aller de l’avant, une simili classe moyenne emergant petit a petit. Les quelques bars et clubs tournent bien, et la prostitution, bien que presente, reste raisonnable par rapport a la Thailande.

 

Apres un petit tour dans la ville, je me dirigeais vers les champs de tir, une des attractions de la ville. On peut y tirer avec un AK-47, un M16, un fusil a pompe... On peut tirer sur cible, ou si l’on est tente, sur un poulet vivant. Pour les plus fortunes, il est encore possible de tirer sur une vache vivante au Bazooka. Bon, il faut compter environ 600$ (ca fait cher le steak tartare...), et c’est effectivement cruel, mais en meme temps, l’idee a un cote surrealiste que je trouvais asez comique !


 

 

Le soir, je m’essayais aux specialites locales, et notamment celle que je n’avais pas encore essaye : la mygale frite ! Bon, la encore, ca n’a pas trop de gout, si ce n’est celui des epices qu’ils mettent dessus, mais ca a un petit gout de revanche bien plaisant (« tu fais moins la maline maintenant, hein ? » )


 

 

Apres une bonne petite soiree a la boite locale, The Heart of Darkness, (est-ce que ca dechire pas trop comme nom ?), je filais vers Siem Reap, ville de base pour l’exploration des temples d’Angkor.

 

Bon, les templs d’Angkor, je pourrais en tartiner des pages, mais ca ne leur rendrait pas justice, plus Andre Malraux l’a deja fait et il vaut mieux le lire lui que moi. Donc voila, c’est grand, c’est beau, allez les voir. En attendant il y a l’album photo a droite.


 








A Siem Reap, en tout cas, je me suis bien amuse. Il y a une petite rue constituee uniquement de bars, ou les voyageurs se retrouvent pour faire la fete. Je rentrai donc dans le bar, mais quand je ressortai, un peu emeche, 4 heures plus tard, pour rentrer a velo a jusqu’a ma guest house, il y avait 40 cm d’eau dans les rues... Le typhon qui a ravage les Philippines nous etait tombe dessus. Et ben je peux vous dire que le velo, ivre, a deux heures du matin, dans 40 cm d’eau, c’est pas facile...


 


 

Je me dirigeai finalement vers le Nord-Est du Cambodge, histoire de laisser les touristes derriere moi, et de gouter au Cambodge rural, que je ne n’avais que peu vu jusqu’a present... La province du Nord-Est, le Ratnakiri, est  enclavee dans les montagnes, et la route qui y mene, quoique bien meilleure aujourd’hui, n’est pas encore de tout repos. La province est riche de plusieurs mines, de moult cascades, et du plus grand parc naturel d’Asie du Sud-Est, encore partiellement inexplore, et qui abrite encore tigres et ours a l’etat sauvage...

 

La capitale de l’Etat, Ban Lung, est une ville du Far West transposee en Asie. Quelques rues perpendiculaires, quelques bouges sombres encombres de quelques billards, un marche de nuit, et des restaurants dont les lumieres roses n’indiquent que trop bien le menu...

Inutile de s’attarder, j’arrangeai un trek pour le lendemain... 5 jours dans le Virachay National Park, loin dans la jungle, avec deux jours de Kayak au milieu... Dodo dans le hamac, douche sous les cascades, et un regime uniforme de chou + legumes de la jungle frits avec des sardines en conserve matin, midi et soir, le tout sous la pluie. L’aventure quoi ;) La jungle etait en tout ca superbe, meme si les gros animaux censes peupler la region se sont montres bien timides. Quelques serpents quand meme, des cerfs, des ecureuils volants... et puis surtout, le fait d’etre la, au milieu de la jungle, a 3 jours de marche de la premier habitation...

 

 





Nous passions le dernier jour dans le village de mon guide, de l’ethnie Kroeung, avant de prendre une moto et de nous diriger, via une route que le Lonely Planet decrit affectueusement comme le « bastard son of the devil himself » (le fils batard du diable lui-meme), vers les mines des Trois Districts. La route, un cauchemar d’ornieres et de boues ou nous allions tomber plusieurs fois, est probablement la pire que j’ai vu jusqu’ici (a l’exception de certaines pistes birmanes... mais au moins la-bas personne n’a eu l’hypocrisie de dire qu’elles etaient carossables !)  La favella des Trois Districts, 40 km de piste plus loin, est un etonnant melange de bicoques en bois et de bars a pute dans un decor de bout du monde... La technique des mineurs est simple (le mot suicidaire me vient a l’esprit) : ils creusent jusqu’a 20m, et s’ils trouvent quelque chose, ils se mettent a creuser horizontalement... bien sur, les galeries s’effondrent « parfois ». La paye, 3 ou 4 $ par jour, ne fait pas rever, et pourtant les candidats accourrent pour degoter les grenats et le Zircon qui fait la richesse de l’endroit... Les prix pour une fille, deja pas tres hauts a Ban Lung (3$, d’apres mon guide), deviennnent ici abyssalement bas : moins de 1$...


 




 

Ma derniere soiree au Cambodge sera passee a me faire escroquer au billard de Ban Lung... Ils jouent a un jeu ou tu as 8 cartes dans la main, et tu dois rentrer les boules qui correspondent a tes cartes. Mais ils inventent des regles au fur et a mesure, genre « Ha non, tu as rentre la blanche deux fois, tu as perdu... ». Resultat, 2 victoires 5 defaites. Je perdais 12000 riels, environ 3$. Enfin en meme temps, j’aurais pas pu en faire grand chose, de mes riels restant...

 

Et voila, direction le Laos... Comme d’hab, album photo a droite. A plus !

Par Thibault
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Namaste Visiteur!



Bienvenue sur mon blog, relatant mes frasques indiennes.

Je suis arrive le 2 Juillet 2007 dans ce pays de fous, pour une duree minimum d'un an.

Je m'appelle Thibault, je suis ingenieur, et je travaille pour un equipementier automobile. Je partage mon temps entre Mumbai, la "Maximum City", et un village au milieu de nulle part, dans le Madhya Pradesh.

Voila pour les presentations.



Ce blog est fait pour toi, et j'espere que tu apprecieras la visite. Merci cependant de respecter les regles ci-dessous:

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