Aller, fini les montagnes et la fraîcheur (presque 25 degrés en journée, et je n’avais même pas de pull ;) je me mettais en route pour la cote ouest de l’Inde, face a l’Océan Indien, ou je prévoyais de découvrir les deux autres attraits du Kerala: les plages et les « backwaters ».
Les « backwaters » kezaco : il s’agit d’un réseau de lagunes, lacs, rivières et canaux
qui permet de relier les principales villes de l’Etat par bateau. Ils traversent les forets de palmiers et bananiers qui constituent le plus gros de la végétation, et sont parsemés de petits
villages de pécheurs.

Backwaters,
pres d'Alappey
Problème : entre moi et la cote, une longue route sinueuse à parcourir en bus pour rejoindre le ferry qui part a 10h30 d’Alappey, pour rejoindre Kollam, plus au sud.
Départ donc a 5 heures du matin de la réserve de Periyar. Mais comme l’Inde est l’Inde, et que l’imprévu est l’inéluctable, une panne moteur a bloque mon bus une heure, a quelques kilomètres seulement du terminus. Arrive trop tard pour descendre dans le sud avec le ferry, je décidai donc de faire un tour en bateau autour d’Allapey. Mais comme l’imprévu, bla bla bla, bref, une nouvelle panne moteur allait bloquer mon bateau après seulement une demi-heure de balade. Je sentis que les backwaters ne me voulaient pas ce jour la, je ne sais pas pourquoi… Apres avoir arraisonné, en compagnie de deux canadiennes, un bateau remontant le canal, nous nous retrouvions a bord en compagnie d’une bande d’Indiens complètement bourres au brandy a 11h30 du matin, qui nous ont ramené a bon port gratos (les deux canadiennes n’y étaient pas pour rien). Apres cette série d’échecs, je prenais le bus pour Kollam, en reportant au lendemain d’autres tentatives d’exploration.
Ce n’est que le lendemain que je pus donc prendre les photos des canaux, a bord d’un bateau a la
propulsion fiable, bien que lente et parfois un peu moqueuse : un homme qui pousse la bateau avec une perche. Au moins, ça marche. Et ça valait la peine, les canaux traversent les petits
villages du coin, la nature est superbe, on a même pu se baigner dans le lac Ashtamudi (l’eau approche les 30 degrés, ce n’est pas désagréable…)
Backwaters, pres de Kollam (Monroe Island)

Thibault fait trempette dans le Lac Ashtamudi (on appreciera la blancheur cadaverique du thorax)
Enfin, ayant réussi a voir ces fameux canaux, il était temps de se détendre (oui, je ne sais pas si cela apparaît au travers de ce que je raconte, mais voyager en Inde, c’est fatigant : lever a 5h du mat tous les jours pour attraper un bus, un bateau, un guide… pour des résultats qui ne sont pas toujours ceux escomptes ;)
Je filais donc à Varkala, petit village au bord de l’Ocean Indien, réputé pour ses falaises, ses vagues,
ses forts courants, et ses touristes occidentaux… Une bonne occasion de faire des rencontres, donc. Et de se gaver de poissons (l’espadon était particulièrement savoureux), de langoustes, de
calamars… J’ai passe les soirées avec un groupe de Californiens particulièrement fun : ils venaient de passer 4 semaines dans l’ashram (= ermitage) d’Amma (qui se trouve juste a cote de
Varkala) et ressemblaient beaucoup au stéréotype du californien Surfeur hippie, très branche spiritualité, méditation, énergies et médecines alternatives… De quoi remettre en question mon
pragmatisme d’ingénieur, entre kabbalistes, bouddhistes, hindouistes, et autres adeptes de gourou de tous poils !

Sunset on the Beach!

Fleur (oui, ben personne n'a dit que les legendes devaient etre pertinentes! Je connais pas son nom a cette fleur, c'est tout. Celui qu'est pas content, il fait des
recherches et il me donne le nom!)
Et voila, dimanche, fin du voyage à Trivandrum, tout au Sud de l’Inde. Un petit tour au temple et puis
s’en va, il est temps de reprendre l’avion. Fin d’une nouvelle semaine de voyage et de liberté, retour dans la folie bombayite, pour quelques heures seulement puisque me voila de retour a
Chhindwara, ou mon visa doit absolument être étendu sous peine de retour précipité en France… On verra bien, ce sera sûrement le sujet de mon prochain post !
Temple
de PadmanabhaSwami, Trivandrum
En tout cas ça fait un choc d’être ici, surtout après le luxuriant Kerala: la saison chaude et sèche a commence, les températures atteignent déjà 39 degrés au plus fort de la journée, et tout
commence a jaunir. Les locaux me rappellent que l’année dernière, le mercure est monte jusqu'à 54 degrés au mois de Mai. « Et encore », disent les anciens, « maintenant au moins on
a des ventilateurs… ». Ben voyons.








