Les français ont toujours appelé l’Inde “Les Indes”, et pour une fois ils ne s’étaient pas plantes… Ce dimanche, a peine revenu a Bombay, une autre Inde me donnait l’opportunité de lui rendre visite, en s’installant a New Bombay, une banlieue de la métropole (même plus besoin de voyager pour les découvrir, les Indes viennent a moi !)
Autour d’un de ses temples s’était en effet installée Mata Amritanandamayi (mère de la
béatitude éternelle), appelée affectueusement Amma, qui signifie Mere. Il faut dire qu’Amma se sent la maman de tout le monde, et ceux qui l’ont rencontre le lui rendent bien !

Amma
Ce qui impressionne tout d’abord quand on arrive au temple, c’est la foule (et pourtant je vis à Bombay). Mais des milliers de personne dans un si petit espace, ça impressionne ! Il faut dire qu’elle est une sainte en Inde, une déesse, pour ainsi dire. Une déesse dont la seule religion est l’amour, comme elle a coutume de le rappeler. Un amour qu’elle ne se contente pas de professer, mais qu’elle montre, chaque jour ou presque, lors de gigantesques cérémonies ou elle prend dans ses bras, un par un, tous ceux qui l’ont sollicite. Pendant cinq, dix, douze heures, elle embrasse tous ceux qui ont attendu, parfois toute la nuit, la chance de l’approcher, les prend dans ses bras, leur murmure quelques mots a l’oreille, leur sourit… Les témoignages de ceux dont elle a change la vie sont innombrables, a commencer par un ami, Mathieu. C’est lui qui m’a invite a venir à cette manifestation, alors qu’il suit Amma pendant quelques semaines, lors d’un de ces tours qui lui permettent d’aller a la rencontre de ses « enfants ».
Mais Amma ne se contente pas de montrer son amour par ces cérémonies épuisantes, ou elle reste assise toute la nuit a étreindre inlassablement les fidèles venus de partout dans le monde. Amma est une vraie businesswoman de l’action caritative, et elle finance, grâce aux dons qu’elle reçoit, des écoles, des universités, des hôpitaux, plus de 25000 pensions pour femmes sans ressources … Elle a finance la reconstruction de plus d’un millier de maisons après le tsunami, en Inde et au Skri Lanka. Elle « possède » des ashrams dans le monde entier, et ses fidèles sont nombreux à Paris comme à Bombay, bien qu’elle y soit moins médiatisée.
Pourtant, malgré ses immenses réalisations, on ne peut qu’être touché, séduit, par la simplicité et le naturel qu’elle rayonne autour d’elle, avec ce sourire qu’elle donne a chacun.
Pour quelques images, voir ci-dessous le lien vers la bande-annonce du film Darshan, de Jan Kounen, sur Amma:
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18404128&cpersonne=10688.html
Pour un peu plus d'informations, voici son site europeen:
http://www.amma-europe.org/french/index/sommaire.php
En ce qui me concerne, guide par Mathieu, je participais a l’ensemble du
festival, depuis le Satsang ou discours (3 heures sans bouger assis a même le sol, en tailleur, un peu dur sur la fin) moitie Malayalam (parfaitement incompréhensible), moitie hindi (a peine
moins incompréhensible), suivi de la puja (prière), dont la ferveur ambiante laisse difficilement indifférent. Vinrent ensuite les bhajan (chants sacres), chantes par Amma elle-même et certains
de ses dévots (vraiment excellents), avant que la séance de Darshan (étreinte) ne commence. Le début d’une longue attente jusqu'à deux heures du matin, mais qui en valait la peine. De longues
discussions philosophiques avec Mathieu complétèrent la nuit, qui me voyait rentrer vers 5h30 du matin.
En relisant ces lignes, je me dis que tout cela semble très impersonnel. Sûrement parce que ce qu’on ressent auprès d’Amma est très personnel, et que, de toute façon, c’est très difficile à exprimer avec des mots. Peut-être aurez-vous la chance de vivre tout ça. Elle est passe à Paris et a Toulon en 2007, et repassera certainement un des jours. Qui sait, elle pourrait changer votre vie…





