Arriver a Bangkok, c’est d’abord arriver dans un aéroport ultra moderne, immaculé, parfaitement organise. Un bus vous conduit directement à l’endroit ou toutes les guest houses pour touristes sont situées, Khao San Road. Tout est propre, tout est calme, tout est professionnellement organisé. Un choc, après l’Inde.
Puis on arrive a Khao San road. Une rue de guest houses, de bars occidentaux, de stands de fringues, de massages, et surtout de bouffes. Je n’ai pas pris d’hotel a Khao San road, mais s’il y a une chose que je retiendrais de ce quartier, c’est qu’on mange partout, de tout, et tout le temps (certaines mauvaises langues diraient que c’est du a certaine obsession personnelle, mais c’est faux) : Des nouilles, des brochettes de poulet, de canard, de poissons, des soupes, des ananas, des mangues, des noix de coco, de jus d’orange pressées… Je passai la journée à explorer le quartier, ainsi que Chinatown, notamment, et je retrouvai Elodie le lendemain.
Nous avons alors visite les grands temples de la vieille Bangkok (Grand Palais, Wat Pho, Wat
Arun, voir les photos), mais nous avons décidé de partir rapidement. Bien que cette partie de la ville soit charmante (construite autour d’une rivière et de canaux, on se déplace entre les
temples par bateaux), elle est surtout peuplée de touristes, et il nous tardait de découvrir un peu la Thaïlande et les Thai !
Le Grand Palais

Le Boudha allonge
Nous sommes donc partis pour le Nord de la Thaïlande passer une semaine autour de Chaing Mai et Chiang Rai, comme je vous le raconterai dans le prochain post, prévoyant de passer la semaine suivante sur les plages du sud.
Je suis revenu à Bangkok après ces deux semaines, pour travailler. J’avais réussi à organiser des visites de fournisseurs en Thailande, me permettant de rester quelques jours de plus, et de me faire rembourser mon billet d’avion ;)
Je me suis installe dans un hôtel a Thanon Sukhumvit, le quartier des expatries, des
businessmen, et des prostituées. Un ensemble de tours de verre, d’échangeurs, de stations de metro, de go go bars, de salons de « massage », sillonnées de prostituées
« freelance », mais aussi des habituels mendiants, dont les maîtres éléphants et leurs bêtes, mendiant de la nourriture et des cigarettes depuis qu'ils ne sont plus utilises dans
l'industrie du bois.

Elephant mendiant a Th Sukhumvit
Quelqu’un a écrit (ce n’est pas une figure de style, y a juste pas moyen de me rappeler qui) que les villes étaient faites des rêves qui étaient venues s’y briser. J’ai rarement vu une meilleure
illustration de cette formule, dans un cynisme de néon rose et d’innocence perdue.
Entre les couples mixtes (un vieux bedonnant, avec une jeune fille a peine habillée), les travestis qui t’abordent des la sortie de l’hôtel, et les hôtesses mineures (je peux pas croire que certaines d’entre elles ne le soient pas) qui s’accrochent littéralement a toi pour te faire entrer dans leurs bars, l’esprit navigue entre le dégoût et la pitié, une espèce de mélancolie teintée de fatalité. Bien sur tout ça se déroule dans la plus stricte illégalité, mais quand l’argent est jeu, comme dans bien des endroits d’Asie, le respect de la loi se chiffre en dollar.
Le sommet de cette comédie fut atteint quand j’allais passer le dernier dimanche a Pattaya, ville du vice sud asiatique depuis l’époque du Viêt-Nam. Dans le bus, je sympathisais avec trois anciens de la Navy américaine, revenus en « pèlerinage » 23 ans après leur dernière permission là-bas. Apprenant que j’avais 23 ans, ils me surnommèrent le « Messie du vice », et me proposèrent de les accompagner dans leur découverte du Pattaya nouveau. Ces trois sympathiques quadra forment la clientèle typique de Pattaya, en quête d’un peu d’aventure, mais ils ne sont pas les seuls. Les Japonais hommes (amateurs de prostituées d’Europe de l’Est) et femmes (demandeuses de prostitués males nigérians), les mafieux russes, de tout age, viennent en quête d’ « expérience ». Le tableau prend une tournure irréelle avec les nombreuses familles qui viennent jeter un œil à la vie nocturne de la ville, accompagnes de leurs jeunes enfants.
Je suis parti de Bangkok presque avec soulagement, tant ce matraquage sexo-commercial commençait a sérieusement me rendre malade. Et voila, quelques heures de vol plus tard, retour à Mumbai, même température, même humidité, mais pas la même propreté ou le même silence. Je retrouvai les klaxons sadiques des conducteurs mumbaiites avec un serrement de cœur, et m’engouffrai dans un taxi en direction de mon appartement. Fin des vacances.
Voila, bientôt les photos du Nord et du Sud de la Thailande, restez a l’antenne, a demain, si vous le voulez bien.

Pattaya
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