Partager l'article ! Malaysia, KL, Borneo: Me voila donc de nouveau dans l’avion, de Saigon a Kuala Lumpur. Le contraste entre les deux villes est brutal: ...
Me voila donc de nouveau dans l’avion, de Saigon a Kuala Lumpur. Le contraste entre les deux villes est brutal: Kuala Lumpur est une ville extra-moderne, avec un impressionant systeme de metro, tout est simple et pratique, fonctionne… Mais, et c’est la le grand changement, la ville est clairement musulmane. La grande mosquee nationale, ultra-moderne elle aussi, et la Masjid Jamek, plus ancienne et au Coeur de la cite, appellent les fideles a la priere 5 fois par jour. Lors de mon premier jour de visite, je me trouvais devant la Masjid Jamek lors du namaz, et un marocain qui vit a Kuala Lumpur me saluait: “Salam aleikoum”… Il a cru que j’etais musulman (damn j’ai du bien bronzer au Vietnam ;)) Apprenant que je suis francais, il etait ravi de pratiquer son francais, et m’invitait a prier avec lui. Il me montre comment faire mes ablutions avant de prier, puis m’emmene dans la salle de priere et nous prions ensemble… Je fais bien attention de ne pas repeter la shahadah (profession de foi musulmane), car repetee deux fois devant deux temoins, et vous voila musulman! Bienvenue en Malaysie!
La ville compte egalement des quartiers indiens, chinois, un quartier
traditionnel malay… l’ensemble est tres photogenique, tout se mélange, la gare, superbe batiment d’architecture musulmane, arbore des graffitis punk. Les maisons traditionnelles Malay s’alignent
devant les tours Petronas, gratte-ciels d’inspiration musulmane et 3e batiment le plus haut du monde. Un ami, rencontre a Bombay, m’emmene dans un bar ultra posh, sur le toit d’une tour de 40
etages, entourant une piscine a debordement et donnant directement sur les tours illuminees… Meme la, la viande est halal, les filles sont parfois voilees...
Apres avoir bien profite de la ville, de son jardin d’orchidee, de son parc a oiseaux, de sa ferme a papillons, je partais avec mon ami et sa copine Filipina pour Singapore, car c’etait Halloween, et l’endroit ou aller pour Halloween, c’est Singapore! Nous arrivons donc a Singapore juste a temps. La ville est bondee, les gens sont costumees de maniere incroyable (Spok, Mario Bros, Amy WhineHouse… sont a s’y meprendre), et mon costume de Cesar (que voulez que je fasse, j’allais pas depenser une fortune pour un costume que je ne pourrais pas transporter: un drap et une branche autour de la tete, et vous tenez un Cesar improbable) fait pale figure. Grace a une amie singaporienne rencontree a Saigon (mon reseau asiatique est desormais bien etablie!), nous entrons dans un des clubs de Clark Quay, passant devant une foule de gens attendant desesperement d’entrer. Les gens sont commes des fous, tout le monde prend des photos de tout le monde, Indiens, Chinois, Malays et etrangers se melangent (en boite de nuit, si ce n’est ailleurs). Bref, une bonne soiree.
Je passe le lendemain a explorer la ville, son mélange de gratte-ciels, de batiments ultramodernes, de petits quartiers indiens ou chinois. Les centres commerciaux sont gigantesques (L'un arbore ce slogan sans concession: "Acheter des chaussures me rend heureuse. Je suis superficielle. Et alors?"), mais la foret est a 20 minutes: le centre de l’ile est recouvert de forets, et on y rencontre des singes et meme des lezards monitor sur les sentiers qui traversent l’ile. Les restaurants sont excellents, et accompagnes d’un ami chinois, nous degustons une authentique (d’apres lui) cuisine du Sichuan, puis passons a un restaurant de fruits de mer BBQ, ou nous profitons de l’occasion pour gouter du crocodile…
Finalement, je partais pour Borneo, la grande ile voisine, dont le Nord appartient a la Malaysie. Borneo… Je pourrais ecrire des pages et des pages sur Borneo, mais je vais devoir faire court, car le temps (et, il faut bien l’avouer, la motivation;) me manquent! J’arrive donc a Kota Kinabalu, la capitale de Sabah, la partie Nord de l’ile. Cette partie fut une colonie britannique, avant de rejoindrr la federation malaysienne dans les annees 50. L’endroit, a l’epoque, etait une terre mysterieuse, recouverte d’une jungle impenetrable (penetree, cependant, par d’intrepides explorateurs et naturalists, tels Agnes Keith, auteur de “Land below the wind”). L’endroit comprend a la fois de superbes reserves naturelles, ou l’on peut encore observer des orang-outangs dans leur habitat naturel, le Mont Kinabalu, la montagne la plus haute d’Asie du Sud-Est, ou Pulao Sipadan, regulierement citee comme etant une des meilleures destinations pour la plongee au monde (sans compter Yalang Yalang, autre destination incroyable pour la plongee, mais chere…)
Je partais pour le Mont Kinabalu, 4000 metres et des poussieres, dont l’ascension demarre a 1800 metres, au coeur du Kinabalu park, un endroit aux paysages saisissants, abritant la fameuse Rafflesia, la fleur la plus grosse du monde (jusqu’a un metre de diametre), ainsi que de bien agreable sources chaudes (bien agreables surtout après s’etre gele le cul sur le sommet pendant deux heures pour attendre la lever du Soleil!)
Je partais donc plein d’entrain de Kota Kinabalu, agreable ville pleine
de jeunes gens desireux de faire la fete (oui, c’est pas forcement ce a quoi on s’attend a Borneo, mais ca fait toujours plaisir!), pour l’ascension, et demarrais d’un bon pas. Mais ils ont eu
une drole d’idee: ils ont mis des marches. C’est bizarre de monter un escalier au lieu d’une pente… et au bout d’un moment, on se rend compte que c’est franchement fatigant! La jungle de la base
laisse vite la place a de miserables arbres rabougris (l’alliteration, vous le savez, c’est ma grande passion), rendus fantomatiques par la brume et les nuages qui couvrent rapidemment le
sommet, mais en me depechant je parviens a atteindre le refuge avant la pluie, qui allait tremper tous les pauvres randonneurs arrivant après moi. Apres une petite nuit de repos, nous nous
levions a 2 heures du matin pour l’ascension du sommet… A 4 heures du matin (bien en avance), apres avoir traverse les grands blocs granitiques qui constituent le sommet, j’attendais, en me
gelant, le lever du Soleil. Il faut dire qu’un petit sweatshirt, ma petite veste d’intersaison, mes gants a 40 centimes d’euro, mon absence de bonnet… ne me preparaient pas vraiment a l’attente
au sommet, ou il fait 2 ou 3 degres… Je voyage leger, et cela inclut parfois de souffrir et de souffler dans ses doigts en implorant le Soleil de se magner, parce que la, vraiment, je suis en
train de les perdre!
En redescendant (après au moins 1 million de marches, mes genous
allaient me faire souffrir pendant une semaine), je filais vers les sources chaudes, ou j’allais aussi voir une Rafflesia… C’est une chance, car elles fleurissent n’importe quand dans l’annee, et
une seule fois par an. Leur odeur, que je croyais pestilentielle (due, je pense, a une fiche “Histoire Naturelle” datant au moins du CE1) ne m’a pas choque, au contraire, elle ne m’a pas
semble avoir d’odeur du tout).
Apres une (vraie, cette fois) nuit de repos, j’etirais mes jambes
(grand moment de douleur), et filais direction Sandakan, d’ou je partais (non sans avoir mange une delicieuse raie au barbecue) pour un campement au bord de la riviere Kinabatangan. Tous les
jours (et les nuits), nous partions en bateau sur la riviere, ou marchant dans la jungle, essayant d’apercevoir le Proboscis monkey (un singe trop moche au long nez et que les locaux appelllent
les "Hollandais"... mais ils sautent d'un arbre a l'aure et font passer les autres singes pour des Tarzans maladroits), l’Orang Outang, le macaque a long queue ou a queue de cochon, le
Lezard monitor, les differentes especes d’egrette, de Toucans, de martin-pecheurs locaux… L’endroit est une reserve par erreur, la victime d’une deforestation sauvage, qui a concentre des
milliers d’animaux sur les rives de la riviere. Si on a de la chance, l’on peut meme apercevoir l’elephant pygmee de Borneo, mais je n’ai generalement pas ce genre de chance ;) Peu importe,
l’endroit est desert (merci la saison des pluies! Oui, vous l’aurez devine, ici comme ailleurs, c’est la saison des pluies!), les gens du campement sont adorables, et l’endroit est
superbe.
Mais Sipadan Island, dont j'entendais parler depuis des mois, me faisait les yeurx doux, et je partais rapidemment pour l'ile aux eaux cristalinnes et aux immensement riches coraux. Je logais a Mabul, une ile et un village de pecheurs a quelques minutes de Sipadan, ou il est interdit de loger. Mabul et mon club de plongee sont super relax, et on se sent comme a la maison. Les soirees sont bien arrosees (c'est la premiere fois que je vois les divemasters boirent autant!), et les plongees sont incroyables, requins (pointes blanches et pointes noires, ainsi que le requin gris), tortues, raies, des centaines de Great barracudas, et certaines especes tres rares (Mandarin fish, juvenile longfin batfish...) s'ebattent dans d'incroyables jardins de coraux ou le long de murs verticaux... L'endroit est vraiment magnifique, et meme si je n'apercus par les requins marteaux (timides, malgre leur look patibulaire), je quittais l'endroit avec le coeur gros, et l'envie, plus que jamais, de passer mon diplome de divemaster!
Mais le temps passe, et tout Sarawak (la partie sud de l'ile) me tend les bras. Presse par le temps, je rentrais a Kota Kinabalu, et me concentrais sur un seul endroit, Bario, repere lors de la lecture de "Into the heart of Borneo", le recit incroyable d'une expedition dans la jungle de Borneo a la fin des annees 80. J'allais essayer de trouver les Penan hunters, l'une deux peuples primitifs de Borneo avec les Ukit, loin dans la jungle.J'arrivais donc a Bario, un village de 800 habitants, accessibles seulement par avion (un DHC-6 Twin Otter de Havilland, un vrai petit coucou d'une douzaine de places. Voler avec un petit oiseau comme ca, c'est un vrai plaisir, rien a voir avec un gros Airbus a commandes elctroniques sur pilote automatique), et arrive la-bas, je cherchais un guide Penan. C'est un challenge, parce que les Penan sont des nomades vivant dans la jungle, et il y a une seule famille de Penan habitant dans la "banlieue" de Bario, afin que leur fils puisse aller a l'ecole. Dana (a prioir aucun rapport avec une quelconque tribu celtique), le pere de famille, est un pionnier dans son genre... IIl est le premier de son clam a s'etre sedentarise, et meme si ca peut sembler comme une perte de sa culture, il a bienc ompris que l'avenir pour son fils n'est pas dans la jungle, ou l'esperance de vie est tres basse, de l'ordre de 40 ans,. Les maladies, la scepticemie...et l'absence d'hopital en font un endroit difficile. Il y a bien un "medecin volant" qui vient a la clinique de Bario une fois par mois, mais Bario est a au moins 3 jours de la ou les Penan vivent, et ils ne peuvent pas se permettre de le payer. Il veut que son fils aille a l'ecole. Il a appris le Malay (il ne parlait que Penan) et a meme appris quelques mots d'anglais via un dictionnaire anglo-malay, et vit de petits boulots a Bario.
J'essaye de lui expliquer que je veux aller dans la jungle trouver les nomades Penan. C'est difficile de communiquer, mais je lui explique que je n'ai que 8 jours, et je lui demande s'il sait ou se trouver leur campement a l'heure actuelle, et a quelle distance il se trouve. Je finis par aller chercher quelqu'un pour servir d'interprete, et pour m'aider lors de l'inevitable negociation qui allait suivre. Finalement, Dana explique que le camp se trouve a 3 jours de marche, qu'il peut m'emmener (avec son frere), et que nous pouvons partir tout de suite. Il me donne une liste de course (Riz, cafe, sucre, Arak, une espece Brandy de riz), et je pars faire mon sac.
Nous allons donc passer 8 jours entiers dans la jungle, et mon manque de preparation arrive quand meme a m'effayer. Je n'ai pas de sac de couchage, pas de medicaments (ou presque plus), plus d'anti-moustiques (juste un espece de truc a la citronnelle completement inefficace achete a Hanoi)... Mais au moins j'ai lu "Into the heart of Borneo", et je sais ce qu'il faudrait faire! Bon, ces mecs se sont prepares avec le SAS (les commandos britanniques), mais ils partaient pour 2 mois dans la jungle, et je pars pour une semaine seulement! Je me prepare comme je peux, prenant un jeu de fringues pour la jounee (les "mouillees"), et un pour la nuit, sec (enfin on espere!). Autant de paires de chaussettes seches que je peux, des pansements, de l'eau, des cigarettes pour moi et mes guides, mon bouquin, et c'est parti!
Mes deux guides, Dana et Julian, arrivent au rendez-vous avec leur
sabarcanes, et je comprends pourquoi nous n'emmenons que du riz: les Penan sont les meilleurs chasseurs de la jungle, et leurs sabarcanes sont de mortels instruments entre leur main. Mais
attention, quand je parle de sabarcanes, je ne parle pas de ces jouets qu'ils utilisent dans "un Indien dans la ville"... Non, leurs sabarcanes font un bon deux metres, avec un couteau attache a
l'extremite., et propulsent de petites fleches, auparavant trempees dans une decoction preparee avec les glandes a venin d'un cobra attrape dans les environs. L'ensemble vous transpercerait un
bison a 50 metres (bon, j'exagere peut-etre un peu, mais ca vous tue un cerf a 20 metres, et de toute facon dans la jungle vous ne voyez jamais a plus de 20 metres!). Chaque jour, nous nous
levons a 5 heures, et enfilons nos vetements mouilles (de loin le pire moment de la journee, le meilleur moment de la journee etant le brossage de dents: c'est la seule partie du corps qu'on peut
garder propre, et j'y prends soudain un plaisir immense!), prenons un petit-dejeuner de riz, feuilles de la jungle cuites en soupe, et un peu de viande fume (singe, ecureuil, cerf...), puis
marchons jusqu'a 15 heures. A 15 heures, nous nous arretons pres d'un ruisseau et construisons un abri pour la nuit: Dana et Julian coupent une trentaines de jeunes arbres, nous construisant une
petite plateforme legerement surelevee, et, a l'aide de deux troncs et de filaments de rattan, nous font un abri d'un bout de bache. Pendant ce temps, suivant les conseils de Dana, je demarre le
feu, utilisant un pain de seve sechee qu'il aura trouve dans la journee (ce truc brule meme quand tout est trempe!). Quand l'abri est monte, nous nous abritons de la pluie, et enlevons les
sangsues de nos jambes, dos, cheveux... en buvant un cafe.
Puis nous partons chasser: si nous voulons manger autre chose que du riz ce soir, pas le choix.
Marcher dans la jungle, a travers les collines des Kelabit
Highlands, sur un simili-sentier couvert de sangsues, transpirant meme sous la pluie, est epuisant. Mais quand vous quittez le sentier, essayant de suivre une meute de singes sautant d'un arbre a
l'autre, et que vous essayer de vous frayer un chemin dans la vegetation ultra-dense, tellement dense que si je laisse Dana partir 5 metres devant moi je ne le vois plus, est mortel. Les fougeres
arborent ici toutes sortes d'epines, et je suis rapidement en sang (sans compter les sangsues). Le sol est detrempe, et je glisse et tombe constamment. Dana, lui, se fond dans la jungle avec
souplesse, legerete, et silence, et je me fais l'effet, en comparaison, d'une Rhinoceros a deux cornes de Borneo dans un magasin de cristal de Kota Kinabalu (j'utilise les images que je veux). A
plusieurs reprises, meme si Dana ne me le dit pas, je sens que j'ai fait fuir une proie, faisant craquer une branche a un moment inopportun. Mais petit a petit je m'ameliore, et avec un effort
surhumain je parviens a rester aussi silencieux qu'un elephant dans une usine de Miel Pops.
Ca n'a d'ailleurs pas d'importance, tant Dana et Julian sont habiles.
Imitant les cris de leur proie, ils s'approchent, et d'un coup, alors que je cherche encore ou est ce foutu animal, ils inserent une fleche dans leur sarbacane, la portent a la bouche, et
"pffut", l'oiseau tombe, encore vivant, pour etre abattu d'un coup de parang, la lame de 60cm que les Penan portent a la ceinture.
La bete est ouverte, et integralement mangee. Pour le cerf, par exemple,
seuls les organes genitaux sont jetes. Tout le reste: (estomac et intestins, coeur, poumon, foetus et placenta si on a de la chance...) sont manges, grilles, fumes ou en ragout (le ragout
d'estomac est pas mauvais, mais pas facile a mastiquer. Au contraire, la chair du foetus est incroyablement tendre).
Une fois le diner termine, nous discutons en anglais (apres une semaine,
mon vocabulaire Penan atteint une petite centaine de mots, incluant quand meme les essentiels: "tu es tres belle", "Je t'aime", "et si on faisait l'amour tout nus?"). J'essaye de decortiquer les
phrases de Dana pour comprendre petit a petit les coutumes de son peuple, tout en buvant bouteilles sur bouteilles d'Arak, dont le gout suave masque la dose semi-lethal d'alcool qu'il contient
(+-65% d'apres l'etiquette), ce qui etrangement, ameliore notre comprehension mutuelle... Une de ces conversations aborde la question des chasseurs de tete:
- "Dana, dis-moi, est-ce que les Penan continuent de chasser des tetes?"
- "Non, Non, Non, c'est interdit par le gouvernement! Nous allons en prison quand nous le faisons!"
- "Donc vous le faites quand meme de temps en temps?"
- "Non, trop dangereux...", commence-t'il pensif, avant de poursuivre "mais si il y a quelqu'un que tu n'aimes pas du tout, mais alors pas du tout, et que tu le tues. Alors ca ca s'appelle un meurtre. Et alors, ce serait dommage de ne pas prendre sa tete, non?"
Effectivement, vu comme ca...
Les nuits sont froides et humides, et il pleut souvent toute la nuit
(heureusement, nous avons enfile nos vetements secs...) Les moustiques sont impitoyables, mais ne sont rien a cote des mouches de sable (je ne sais pas ce qu'elle foutent la celles-la, il n'y pas
un grain de sable a des kilometres...), et surtout des tiques de porc sauvage, un truc qui se niche dans l'aine et qui vous demange tellement que vous songez a l'amputation... Surtout, le sol de
l'abri, une trentaine de rondins legerement sureleves, ne fait pas reellement ce que j'appelerais un matelas confortable. Je dois dire cependant qu'au bout d'une semaine, mon dos semblait s'etre
acclimate, et j'y dormais pas si mal que ca.
Apres 3 jours et demi de marche, nous arrivions au camp Penan, pour nous apercevoir que les Penan n'etaient plus la. Touyt ce qu'il restait est une zone ou tous les jeunes arbres ont ete abattus pour constituer des abris, avant d'etre disperses sur le sol. J'interroge Dana, qui explique que les Penan ont du poursuivre leur chemin, peut-etre car la chasse n'etait pas assez bonne. Logiquement, ils devraient etre a 3 jours de plus, a un autre de leurs campements habituels. Il m'interroge du regard, mais, le coeur gros, je lui explique que c'est trop loin pour cette fois.-ci Le billet d'avion qui doit me ramener a la civilation est deja reserve (vous ne pouvez pas l'acheter a Bario meme, ce qui est ennuyeux...), et apres avoir passe un jour a nous reposer (et a chasser), nous devions nous diriger vers Bario de nouveau. Trois jours plus tard, les jambes pleines de morsures et les bras d'egratinures, nous quittions la jungle, avec, en moi, un seul desir: revenir...
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