Le Trek des Monasteres

Publié le par Thibault

Partis de Darjeeling en jeep, nous nous engageons sur une piste traversant les plantations de Thé, une brume épaisse s’accrochant aux “marches de l’Himalaya”, comme les indiens appellent la région. Apres quelques heures, nous entrons dans le Sikkim, ou, perdu seul au fond d’une vallée, un fonctionnaire somnolant tamponne mon permis. Apres des changements de jeep à Jorethang et Peyzing, j’arrive le soir à Pelling, le point de départ de mon trek dans la région.

 Une fois « crashé » dans la guest house locale, le dîner permet de faire connaissance avec les quelques voyageurs venus, comme moi, malgré les pluies estivales. L’occasion de partager les impressions et les itinéraires, autour de quelques Momos (raviolis tibétains fourrés, entre autre, au chou, très répandus tout autour de Plateau tibétain) et d’un Chow mein, plat de nouille local. L’ambiance est conviviale, notamment grâce au « Tongba », un alcool local extrait du Millet, qu’on aspire bois d’un récipient spécial via une grande paille en, dans lequel le Millet est supposé avoir fermenté. Pas mauvais, et puis comme je disais, ça anime les conversations.

 Me voila donc parti pour mon trek, sous le soleil (après quelques heures, il disparaîtrait dans les nuages, et je ne le verrai plus avant le retour a Kolkata), direction le Monastère de Pemayangtze. Un charmant petit monastère, entoure de drapeaux de prières, sur une jolie crête.

 

 

 
De la je partais pour le lac Kacheperi, pour passer la nuit dans un autre monastère. La marche est égayée par les rencontres avec les habitants des versants de la vallée, vivant d’une agriculture basique, utilisant les terrasses qui découpent les pentes un peu partout. La pluie m’oblige à m’abriter plusieurs fois dans des huttes de passage, ou l’on me propose de prendre le Thé contre une cigarette.

  

Apres pas mal de kilomètres, j’arrivais donc au lac (dont j’ai malheureusement perdu toutes les photos avec mon appareil L). Je m’installai au monastère, et jouait un peu au foot avec les moines (assez mystérieusement, le football est assez populaire au Bengale). Le monastère est dans un tout petit village de quelques maisonnées, ou l’on cultive du mais. Tout est fait à base bambous, les maisons, la vaisselle, la balançoire… La lumière, grise et pluvieuse, augmente l’impression d’isolement et de mystère qui règne, étouffant les sons.



 
Apres un bon repas (momos, chow mein et tongba) et une bonne nuit de repos, je me mettais en route pour Yuksom, ou se trouve le plus vieux monastère du Sikkim. Une sacrée galère, tant le chemin était raide et glissant sous la pluie. Mais cela valait le détour. L’intérieur des monastères est très coloré. Le matin les moines font la puja (prière), avec chants et musiques sacrées. Le monastère est également une bibliothèque, abritant d’anciens parchemins sacres, certains venus directement du Tibet il y a 5 siècles.



Apres le lunch, il me restait 19 km a faire pour rejoindre Tashiding, le plus grand monastère du Sikkim. Une jolie route, pleine de belles photos (perdues aussi…), de raccourcis douteux et de rencontres… Les gens ici sont dingues des appareils photo numériques, surtout les enfants. Ils vous demandent de les prendre en photo, et a peine la photo prise, se jettent sur l’appareil pour se voir… Bon je vais arrêter d’en parler parce que j’ai perdu 95% de ces photos, et je suis un peu amer, parce qu’il y avait de très bons portraits, les enfants surtout sont trop mignons ici…

Bref, me voila arrive au superbe monastère de Tashiding, l’endroit le plus sacre du Sikkim. Quelques autres voyageurs résident ici en quête de spiritualité, auprès du lama plus que centenaire. La seule guest house local est spartiate, mais pour 1 euros 20 la nuit, on ne peut pas trop en demander… Ci-dessous la seule photo qui m’est restée du monastère, un moulin a priere geant:

 

Et voila, c’était déjà la fin du trek, avec un peu moins de 70km en deux jours. Bon, le Lonely Planet recommande de le faire en 4 jours, mais ils marchent comme des grands-mères, et puis comme j’avais qu’une semaine de vacances… Beaucoup de monastère, très peu de panoramas sur les montagnes Himalayennes, en raison du temps, mais bon, un peu de pluie après les 48 degrés du Madhya Pradesh, on ne s’en plaindra pas…

 

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M
C'est moche pour ton appareil photo... ça m'aurait fait chié aussi de perdre mes portraits des gosses de Punta de Aguila... ils se sont jetés sur mon ballon de rugby, eux !<br /> <br /> Sacré trek, dis donc, p'tit veinard, ça a l'air d'envoyer. Sinon, ça te coûte cher tout ces voyages (transports, logement, bouffe) ? Juste pour comparer...
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T
<br /> Ha ha ha! Les vacances m'ont coute 150 euros pour la semaine, dont 100 euros d'avion... Un repas coute 30 cent d'euros (sauf a Calcutta, ou je me suis gave...), les transports 1 ou 2 euros (aller,<br /> 6 euros pour le 17 heures de bus), la chambre coute 2 euros...<br /> <br /> Bon, je ne compte pas le fracassage de l'appareil photo (200 euros au bas mot...)<br /> <br /> <br />
M
C'est moche pour ton appareil photo... ça m'aurait fait chié aussi de perdre mes portraits des gosses de Punta de Aguila... ils se sont jetés sur mon ballon de rugby, eux !<br /> <br /> Sacré trek, dis donc, p'tit veinard, ça a l'air d'envoyer. Sinon, ça te coûte cher tout ces voyages (transports, logement, bouffe) ? Juste pour comparer...
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